Westworld : critique du premier épisode

Westworld : notre avis détaillé sur le pilote de la série événement HBO

Bienvenue pour cette analyse du premier épisode de Westworld, la nouvelle série HBO qui devrait faire énormément parler d’elle. Ce pilote de Westworld a été diffusé dimanche 2 octobre aux US sur HBO.

Pour ceux qui ne savent pas du tout de quoi ça parle, je vous conseille de regarder notre vidéo de présentation de la série et de revenir consulter cet article quand vous aurez vu le premier épisode. Il serait dommage de se gâcher le plaisir, puisqu’il y aura évidemment des spoilers dans ce débriefing.

Une affiche magnifique qui sent déjà bon la qualité et l'intelligence

Une affiche magnifique qui sent déjà bon la qualité et l’intelligence

Comme je suis un garçon très serviable, je vous résume quand même le concept de la série une dernière fois.
Westworld, c’est le nom d’un parc d’attraction ultime du futur qui plonge ses visiteurs fortunés dans le Far West. Ce parc est ultra réaliste, gigantesque et, surtout, il est peuplé par des androïdes presque impossibles à distinguer des êtres humains.

Cet article commencera par un avis d’ensemble avant de revenir sur certains passages de l’épisode et enfin de vous proposer une analyse un peu plus poussée sur la signification de la série.

Bienvenue à Westworld !

Bienvenue à Westworld !

Westworld : avis

Maintenant que le décor est planté, je peux vous donner mon avis sur le premier épisode Westworld. C’est tout simplement une très grande série.

On m’a donné accès aux 4 premiers épisodes, mais je n’ai regardé que le premier et une partie du deuxième. Je vais m’arrêter là afin de découvrir la série au même rythme que vous et pour être sûr de ne rien spoiler par inadvertance.

La série m’a happé immédiatement et j’ai adoré tous les choix artistiques et scénaristiques. Pour l’instant, je ne lui ai trouvé aucun défaut flagrant et j’ai extrêmement hâte de découvrir la suite. C’est clairement la série pour laquelle je suis le plus enthousiaste dans tout ce qui est diffusé actuellement.

Dolorès, incarnée par Evan Rachel Wood

Dolorès, incarnée par Evan Rachel Wood

Temps forts du premier épisode

Le point de vue des hôtes et l’ambiguïté

J’ai tout de suite accroché à l’ambiance de la série. Dès le début, on suit le point de vue des hôtes, puisque tel est le nom des androïdes dans le parc. La série joue directement sur ambiguïté avec le personnage de Teddy, incarné par James Marsden, qui arrive en train et retrouve Dolores.

On sait que Dolores est une hôtesse, mais au début on doute de la nature de Teddy. Tout est fait pour que le spectateur se demande si Teddy est un visiteur ou un hôte, y compris dans les dialogues.

Rapidement, le petit monde idyllique des deux amoureux s’effondre alors que se déroule un terrible scénario prévu d’avance, lorsque des hors-la-loi sanguinaires viennent massacrer les parents de Dolores.

Dans cette scène déjà, on sent déjà une belle maîtrise de la symbolique lorsqu’on voit se mélanger sur le sol le sang qui s’écoule d’un corps et le lait versé par un des tueurs.

Ce mélange est une métaphore de la frontière perméable entre androïdes et humains. Le lait représente le liquide synthétique dans lequel les squelettes des hôtes sont façonnés alors que le sang symbolise leur humanité et leur souffrance.

Ed Harris est parfait dans tous ses rôles.

Ed Harris est parfait dans tous ses rôles.

Les choses ne font qu’empirer avec l’arrivée d’un personnage très marquant, l’homme en noir. C’est un personnage fascinant qui aura de toute évidence un rôle important dans l’histoire ou même la méta-histoire.

Le discours que fait l’homme en noir à Dolores et Teddy souligne combien les codes habituels sont inversés. En effet, Teddy a tout du héros de Western, mais, en réalité, il n’est là, dans le scénario de ce Parc, que pour mourir, pour perdre, pour servir de prétexte à l’histoire d’amour tragique de Dolores.

Après avoir tout simplement abattu Teddy, l’homme en noir emmène Dolores, on imagine que c’est pour la violer et la tuer. Cette scène tragique nous plonge directement au cœur de l’enjeu moral qui se pose forcément quand on décide de mettre des intelligences artificielles très évoluées au service des pulsions de l’humanité.

On reviendra sur l’homme en noir un peu plus loin car il y a énormément à dire sur ce personnage énigmatique.

Teddy et Dolorès n'ont pas fini d'en baver...

Teddy et Dolorès n’ont pas fini d’en baver…

Les coulisses

Alors que Dolores et Teddy revivent à nouveau la boucle de leur journée, on passe dans l’envers du décor grâce à un travelling arrière sur un modèle réduit en 3D du Parc qui permet aux organisateurs de tout contrôler.

Cette image met évidemment les humains dans le rôle de Dieux tout puissants qui président aux destinées de leurs créatures. Ce passage dans les coulisses tranche totalement avec les premières images du parc, mais il est tout aussi fascinant.

On découvre les ateliers de créations des hôtes, y compris les animaux peuplant Westworld. On aperçoit le travail de Bernard, l’ingénieur en chef de la programmation, et s’est aussi l’occasion d’aborder la question de la sécurité des visiteurs.

Le chef de la sécurité prédit à Bernard que tous les enfants finissent par se rebeller. On peut d’ailleurs y deviner une référence presque biblique.

On sait que le thème de la créature échappant au contrôle du créateur sera forcément au centre de l’histoire et la série ne s’en cache absolument pas, on apprécie ce respect pour l’intelligence du spectateur, pas besoin de créer un faux suspense.

Ce sera la manière de traiter le mythe de Frankenstein qui sera véritablement intéressante.

Dans la suite de l’épisode, on apprend qu’une récente mise à jour du programme de certains hôtes semble générer quelques problèmes de comportement.

Robert Ford et Bernard Lowe face à leurs créations.

Robert Ford et Bernard Lowe face à leurs créations.

Robert Ford, Theresa Cullen et Lee Sizemore

C’est dans ce contexte qu’on découvre le personnage de Robert Ford, incarné par Anthony Hopkins. Il s’agit du fondateur du parc et du créateur des androïdes. Toutefois, le personnage de Robert Ford reste très mystérieux et la découverte de ses motivations profondes sera sans doute un des axes narratif de cette première saison.

La plongée dans les entrailles du parc est une sorte de descente aux enfers. La vision des ces rangées d’androïdes au rebut, laissés à l’abandon et à la pourriture est terrifiante. Ce ne sont pas les robots nus qui font peur, mais plutôt cette image dantesque d’âmes en peine abandonnées au néant existentiel.

D’autres personnages essentiels dans le fonctionnement de Westworld nous sont présentés avec notamment Theresa Cullen, la directrice opérationnelle mais aussi Lee Sizemore, le responsable narratif du parc, celui qui coordonne toutes les histoires afin de rendre le séjour des visiteurs le plus palpitant possible.

On comprend que des luttes de pouvoirs se profilent avec l’éventuel remplacement de Robert Ford à la tête du Parc.

Theresa Cullen et Lee Sizemore discutent de l'avenir du Parc

Theresa Cullen et Lee Sizemore discutent de l’avenir du Parc

Les enjeux au sommet

Une discussion particulièrement importante a lieu entre Theresa et Lee. Alors que ce dernier évoque l’éventualité de remplacer Ford, la directrice lui rétorque qu’il n’a absolument pas conscience des enjeux.

La directrice précise que les objectifs poursuivis par les managers sont totalement différents de ceux des actionnaires ou des créateurs du parc. De mon point de vue, il s’agit là d’un premier indice sur des motivations plus larges et secrètes. Que pourrait faire un gouvernement avec des androïdes devenus tellement parfaits qu’on ne les distingue plus des humains ? Sans doute bien plus qu’un simple parc d’attraction.

Evidemment, il y a aussi un aspect méta dans cette discussion, mais on y reviendra.

Maeve et Hector

Maeve et Hector

Fin de l’épisode

Plutôt que de détailler tout le reste de l’épisode, revenons plutôt sur quelques points clés avant de passer à une analyse plus approfondie de certains thèmes de la série.

Il devient évident que les dysfonctionnements chez les androïdes deviennent de plus en plus graves et, sur les 200 hôtes concernés, le cas le plus intéressant est celui du père de Dolorès.

Son trouble est déclenché par la découverte d’une photo perdue par l’un des visiteurs du parc, une photo qui est comme une fenêtre inattendue vers un monde totalement différent.

Robert face au père de Dolorès

Robert face au père de Dolorès

Paniqué et prenant conscience de l’horreur de son quotidien, il tente de prévenir Dolorès en lui disant que l’enfer est vide et que tous les diables sont ici, puis, surtout, il lui chuchote une phrase à l’oreille, il s’agit en fait d’une citation tirée de Roméo et Juliette, mais j’y reviendrai dans la seconde partie, consacrée à l’analyse.

Pour couvrir le retrait des 200 androïdes défectueux, le scénario habituel du Parc est modifié en introduisant une véritable tuerie commise par Hector Escaton.

Dolorès fait partie des modèles qui sont inspectés lors d’entretiens particulièrement troublants. On apprend que Dolorès est l’androïde le plus ancien an activité dans le parc. On lui demande si elle pourrait blesser une créature vivante et elle répond « bien sûr que non ».

Pourtant, l’épisode se termine avec un geste d’apparence anodine mais qui est annonciateur de désastre lorsque Dolorès réagit à la présence d’une mouche en la tuant alors qu’une des caractéristiques des hôtes est justement d’être totalement insensible à la gêne occasionnée par la présence de ces insectes.

Oh la jolie mouche !

Oh la jolie mouche !

Westworld : interprétations et sens profond

On s’efforcera chaque semaine de vous proposer quelques réflexions sur la série. Il pourra s’agir de théories sur l’histoire, mais aussi d’explorer le sens que nous propose la série à un niveau méta.

Métaphore du cinéma

En effet, l’une des grandes passions des critiques, c’est de reconnaître dans certaines œuvres une forme d’autoréflexion sur la fiction elle-même et le monde du cinéma ou, en l’occurrence, celui des séries.

 

Dans le cas de Westworld, il y a beaucoup à dire et il est évident que je ne parlerai pas de tout aujourd’hui, puisqu’on se retrouvera la semaine prochaine pour l’épisode 2.

Commençons par la troublante symétrie qu’on peut trouver entre Westworld et le monde de la création cinématographique au sens large.

Hollywood sait aguicher le client

Hollywood sait aguicher le client

Ce parallèle vient assez naturellement à l’esprit puisque le parc Westworld est une œuvre de fiction. C’est l’expérience ultime de l’entertainment, une sorte de version physique de la réalité virtuelle.

Dans ce contexte, il n’est évidemment pas anodin que le Directeur du parc se nomme Robert Ford. Le nom de famille Ford fait référence à John Ford, l’un des réalisateurs les plus importants du 20 ème siècle et notamment dans le monde du western.

Il suffit de pousser un peu l’analogie et on distingue une critique du business du cinéma dans le dialogue que j’ai déjà évoqué précédemment entre le scénariste, Lee Sizemore et la directrice opérationnelle, Theresa Cullen.

Quand Theresa souligne que les objectifs sont très différents entre les créateurs du parc, ses investisseurs et ses managers, il s’agit d’une critique assez classique et habituelle qui souligne les tensions entre les créatifs, notamment le réalisateur, les producteurs et ceux qui financent le projet.

Bernard est fanboy de Robert, ça se sent !

Bernard est fanboy de Robert, ça se sent !

Robert Ford est Dieu

Pour revenir à Robert Ford, on s’interroge immédiatement sur les motivations du personnage et sur sa façon d’envisager ses enfants les androïdes. Il incarne clairement la figure de Dieu le père.

Lorsque l’ingénieur en chef, Bernard, vient évoquer avec Ford les bugs de certains hôtes, on constate déjà que Ford envisage son travail sous un angle particulier puisqu’il dresse un parallèle avec l’évolution.

Il rappelle que ce sont les erreurs dans la transmission du code génétique qui sont au final à l’origine de l’évolution des espèces.
De ce point de vue, on se demande si les erreurs du code que Ford a ajouté pour déclencher ces moments de rêverie chez les hôtes ne sont pas finalement volontaires.

Cette évidence de la figure Divine chez ce personnage revient d’ailleurs dans la discussion qu’a Robert Ford avec l’androïde qui sert de père à Dolorès dans la narration du Parc.

Roy Batty dans Blade Runner

Roy Batty dans Blade Runner

Interrogé sur ses motivations, l’androïde répond qu’il veut avant tout protéger sa fille. Soudain, l’androïde se souvient des horreurs qui attendent Dolorès et il pioche dans un précédent rôle, bien plus sombre, pour exprimer son ressentiment.

L’hôte affirme qu’il souhaite rencontrer son créateur pour se venger de lui, ce qui nous rappelle directement une scène de Blade Runner entre Roy Batty et Eldon Tyrell.

Pour terminer sur le thème de Dieu, il me semble que le comportement programmé chez Dolores est une métaphore à double tranchant.
Sa naïveté désarmante ressemble d’abord à une critique de la Foi et de l’aveuglement de ceux qui accepteraient trop facilement une version du monde qui ne serait au final qu’un outil d’asservissement.

Toutefois, on peut aussi y voir une forme d’hommage à ceux qui ont atteint un niveau de sagesse et de détachement suffisant pour vivre en paix avec le monde, à l’image de l’approche bouddhiste par exemple.

Roméo et Juliette

Revenons sur la phrase que Le père de Dolorès lui chuchote à l’oreille pour la mettre en garde contre l’illusion du monde. Il lui dit « These violent delights have violent ends ». Il s’agit d’une citation tirée de la pièce Roméo et Juliette de Shakespeare.

Cette phrase semble tout simplement cruciale pour le reste de la série. On peut lui donner plusieurs interprétations.
Le sens le plus direct tel que tiré directement de Shakespeare c’est qu’un déchaînement de passions ne peut avoir au final que des conséquences tragiques et néfastes.

Dans le contexte de Westworld, cette phrase vise deux choses.

Maeve et Clémentine

Maeve et Clémentine

D’une part la violence des passions exprimées par les visiteurs aux dépens des hôtes et, d’autre part, les traumatismes sans fin que le scénario du Parc fait vivre en boucle aux hôtes.

Si on va un peu plus loin dans le décryptage en cherchant le message que veut faire passer la série au spectateur, il s’agit sans doute d’une critique de l’illusion hédoniste dans laquelle sombre la société occidentale.

On assiste à une course effrénée au divertissement et à la déconnexion de la réalité dans un culte de l’individu et de ses passions au détriment de tout le reste.

Or, ce n’est pas en laissant libre cours à toutes ses passions et à toutes les dérives que l’Homme peut atteindre la sagesse. Plus encore, c’est sans doute une dénonciation de la séparation de l’humanité en deux classes distinctes. On a d’une part les nantis qui deviennent de plus en plus riches et bénéficient de plus en plus de confort et de sources de divertissement. De l’autre, on a les pauvres dont la situation se détériore.

De ce point de vue, Westworld pourrait être une parabole de notre monde, avec les hôtes dans le rôle des damnés de la terre et les visiteurs, obsédés par leur soif infinie de divertissement, dans celui de la classe supérieure mondiale.

Sadique, ignoble et cinglé, mais sacrément intéressant.

Sadique, ignoble et cinglé, mais sacrément intéressant.

L’homme en Noir

Alors que dans le film de 1973 l’homme en noir était le premier robot qui se mettait à dysfonctionner et à tuer les humains, dans la série, l’homme en noir est justement un visiteur. C’est une idée simple, mais assez géniale.

L’homme en noir reste très mystérieux, mais on sait qu’il vient au parc depuis 30 ans et qu’il cherche visiblement à y comprendre un sens caché.

Il se situe lui-aussi à un niveau de méta-jeu. Il a trouvé des indices qui laissent penser qu’un labyrinthe se cache dans Westworld.
Le symbole du labyrinthe découvert dans le scalp de plusieurs androïdes laisse penser que c’est peut-être Robert Ford qui aurait implanté un jeu à l’intérieur du jeu en laissant des indices extrêmement difficiles à déchiffrer.

C'est charmant par ici.

C’est charmant par ici.

Mais vers quoi pourrait mener ce labyrinthe ? On a hâte de le découvrir, même si celui qui suit la piste semble être un psychopathe de la pire espère. Cet homme en noir a forcément des mystères à nous révéler et il ne serait pas étonnant qu’il ait une histoire en commun avec Robert Ford.

Quoi qu’il en soit, ce premier épisode nous offre une magnifique cover de Paint it Black des Rolling Stones et cette musique va à l’homme en noir comme un gant. Il faut dire qu’à la musique, on retrouve le compositeur Ramin Djawadi de Game of Thrones…

Nous espérons vous avoir donné envie de poursuivre la découverte de cette série avec nous. En parlant de série, sachez que nous assurerons aussi la couverture hebdomadaire des épisodes de The Walking Dead à partir du lundi 24 octobre.

9 commentaires

  1. Ed
    # il y a 10 mois

    Bonjour, j’ai regardé la video de l’article sur Youtube. Très belle analyse, dont je partage la plupart des idées.
    Je suis en contradiction sur un point toutefois : le personnage joué par Anthony Hopkins s’appelle Ford. Partant de ce nom, vous développez une analyse sur une critique de monde du cinéma par l’analogie avec John Ford. Idée très intéressante, certes, mais qui me semble un peu capilotractée. 🙂 En voyant l’épisode et découvrant le jeu parfait d’ A. Hopkins (Ford), on le comprend immédiatement comme un démiurge (un peu comme le Christophe de Truman Show). Mais le patronyme Ford ne m’a pas ramené à J. Ford, mais bel et bien à Henry Ford et bien sur au fordisme. A posteriori, il m’a semblé voir quelques allusions à Brave New World par ci par là. Le livre d’Aldous Huxley était (et est toujours) une critique de société et imaginait la perte de l’individualité des humains devenus des produits fabriqués en série dans des usines par opposition aux sauvages, jugés trop peu évolués pour bénéficier de la modernité. Hopkins-Ford est le fabriquant des humanoïdes, un archétype de démiurge visionnaire. Tel était Henry Ford (ou son souvenir) dans Brave New World. Et n’oublions pas qu’H. Ford avait eu le projet de créé une sorte de ville idéale au Brésil dans le but de s’assurer un approvisionnement en caoutchouc (Fordlandia) qui finit en une parfaite contrutopie. Je suis curieux de voir dans les futurs épisodes, si mon hypothèse se verra confirmée ou infirmée. Je ne parierai bien sur pas là-dessus. 🙂
    Un point que vous avez soulevé (et auquel je n’avais pas prêté toute l’attention qu’il aurais fallu) est la métaphore du lait. Très bien vu! Cela m’a amené à me poser une nouvelle question : le lait symbolise la croissance de l’enfant, il vient de la mère. Versé du lait sur un hôte mort est peut-être une sorte de geste allusif (lait : principe de vie). Mais la question qui me turlupine maintenant est plutôt celle-ci : si Hopkins-Ford est visiblement le Père, qui (voire quoi) est la Mère ?
    D’autres hypothèses, métaphores ou allusions possibles dans Westworld me viennent à l’esprit (l’idée de cités antagonistes chère à Jules Verne par exemple).
    J’ai hâte de voir la suite. J’espère que tout cela va se développer sans tomber dans le piège Games of Thrones qui s’est longtemps perdu dans les trop nombreuses histoires sans fins.
    J’avoue humblement qu’après un seul épisode, me voilà fan. 😉

    Ed

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    1. Sylvain Moriame
      Sylvain Moriame Auteur
      # il y a 10 mois

      Comme répondu sous la vidéo YouTube, je pense que Ford peut être autant une référence au réalisateur de westerns (quand même !) qu’à Henry Ford qui tient aussi parfaitement la route comme interprétation.

      En effet, il y a forcément une femme dans l’histoire de Robert Ford. Je pense aussi possible qu’une connexion personnelle existe entre lui et l’homme en noir. Vivement la suite !

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  2. Nicolas Bullier
    # il y a 10 mois

    Bonjour,

    Comme toujours, très bonne analyse. Par contre, j’ai une observation sur la fin lorsque Dolores raconte se que son père lui a soufflé à l’oreille. J’ai bien l’impression qu’elle ne dit pas tout puisque seul la première séquence est dite alors que dans la deuxième il continue à parler (la deuxième est bien différente de la première). Donc j’ai bien l’impression qu’elle ment à ce moment pour la première fois. Qu’en pensez-vous ?

    Merci en tout cas pour ces articles et vidéos !

    Nicolas

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  3. Aurelio
    # il y a 9 mois

    Je suis la série mais je viens de revoir le 1er épisode pour essayer de faire ma propre analyse. Juste une question, avez-vous une idée sur ce que souffle Bernard à l’oreille du père Abernathy quand il l’emmène pour remisage (définitif?) au sous-sol?
    Sinon merci pour vos analyses que je suis avidement sur Youtube et maintenant ici.

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    1. Sylvain Moriame
      Sylvain Moriame Auteur
      # il y a 9 mois

      Salut Aurelio. J’ai eu une révélation cette nuit à ce sujet (véridique ^^) je pense que Bernard a chuchoté à Peter Abernathy qu’il allait prendre soin de sa fille Dolorès ou la libérer ou quelque chose dans ce style. En effet, je crois que Bernard a énormément projeté son désir de protection paternel (exacerbé par la mort de son fils) sur Peter Abernathy lorsque celui-ci panique lors de l’entretien avec Ford à l’idée des dangers qui menacent sa « fille » Dolorès.

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      1. Aurelio
        # il y a 9 mois

        Merci, je pensais la même chose, on le voit de plus en plus au fur et à mesure qu’on avance, surtout dans cette conversation à la fin du troisième épisode. Je vois assez Bernard comme une sorte de protecteur, le bras compassionnel de Ford.

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  4. Seb
    # il y a 9 mois

    Après l’épisode 5 j’ai décidé de chercher sur internet des explications/théories de choses que j’avais loupées. Je n’ai pas été déçu en consultant ces pages car j’ai réalisé plein de choses que je n’avais même pas remarquées.
    Du coup je revisionne les 5 premiers épisodes à commencer par le premier.
    J’ai une interrogation (qui est peut être expliquée dans la vidéo mais je n’en ai pas souvenir).
    La toute première scène montre Dolorès seule et nue dans une salle. La lumière s’allume progressivement tandis qu’une mouche parcourt son visage. On retrouve une scène équivalente (mêmes blessures, même salle, même allumage progressif des lumières) sauf qu’il n’y a plus la mouche. Du coup, doit-on comprendre qu’il s’agit de deux scènes bien différentes ou que quelques secondes séparent ses plans et que la mouche est partie lorsque les deux agents entrent ?
    De plus la voix off de la conversation, même si elle reprend les mêmes questions que vers la fin, ne correspond pas à celle de l’agent de la sécurité. Là encore, doit-on imaginer que Dolorès à déjà tenu une conversation identique dans le passé et c’est cette conversation que l’on entend où est-ce une simple erreur de montage ??? (ce qui me semblerait gros et curieux…).
    Je reviendrai avec des questions dans les autres épisodes je pense…

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  5. Madosx
    # il y a 8 mois

    dans les anecdotes de la série, la première phrase prononcée fait un clin d’œil à « Person Of Interest »

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  6. Dams
    # il y a 7 mois

    Le seule truc qui me chagrine un peu c comment alors q tout est que tout est robotisée
    Enregistre parametré et analyse il est possible que Felix et son associé puissent comme aussi le jeune homme au penchant gay avc le bad guy
    bricoler dans la salle de verre avc marve
    sans jamais être dérangé ni de témoins ni surveillé par des camera
    Ca …… je le comprends pas !!!

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